Chronologie du Club Athlétique Sarladais

Dès 1903, sous l’égide de l’association omnisports « La salamandre » (emblème de la ville) les premières confrontations se déroulent le dimanche au Jardin du Plantier, sans vestiaires, sans tribune et… sans arbitre. Le mot rugby n’est pas encore utilisé.

 

Le succès populaire de ce sport entrainera en 1908 la naissance du Football Club sarladais officiellement déclarée le 12 février 1913. On s’affronte alors sur le terrain des Pechs et le « bleu et noir » deviennent les couleurs du club. Au cours de la saison 1921-1922, sous l’impulsion d’Alexandre Rebeyrol, le faubourg de Madrazès est choisi comme lieu d’affrontement.

 

Ce n’est qu’en 1922 que le nom « Club Athlétique Sarladais » sera adopté suite à un vote démocratique. Autour de l’amour de la « gonfle », se succèdent les années, les péripéties plus ou moins glorieuses et les personnages marquants.

 

En 1962, l’arrivée au club d’Isidore Vidal ( dit »Zizi » et son épouse Zézette) marquera le début d’une longue et belle histoire. Arrivé de Graulhet a l’âge de 30 ans, son pied redoutable (meilleur buteur de nationale en 56 et 57), la précision diabolique de son jeu au pied fera entrer le club dans une autre dimension.

 

En 63-64, l’école de rugby sera crée sur l’initiative d’Yves Pèlerin, propriétaire de « La Maison des Gazettes », auteur du livre réédité « Les marcassins », il vouera une passion jamais démentie aux jeunes et à la formation.

 

65-66, constituera une saison des plus abouties. Le 8 mai, à Montluçon, après prolongations, le CAS s’incline en demi-finale 11 à 9 face à Montchanin qui sera par la suite Champion de France. Sous la présidence de Guy Thouron, le club accède pour la première fois de son histoire à la deuxième division.

 

68-69, verra l’arrivée d’une recrue de choix Christian Goumondie ( dit le « Goum’s), auréolé d’un titre de champion de France juniors avec Périgueux. Il marquera de sa classe et de sa fidélité son passage au club, et le Stade qui porte aujourd’hui son nom est la marque d’une juste récompense.

 

L’Année 69-70, le nouveau Lycée Pré de Cordy ouvre ses portes et Sarlat, entrainé par Claude Auzou, le CAS va entrer dans l’élite du rugby national. En huitième de finale, le match de l’accession se joue à Périgueux le 5 avril 1970 face à Mussidan. Devant une foule considérable (4430 entrées payantes) , les deux clubs du département se livrent un combat longtemps indécis. Sarlat l’emportera finalement 9 à 6. Au match suivant, en quart à Limoges, le CAS s’inclinera 9 à 8 face à Montchanin mais rejoindra donc l’année suivante les 63 clubs de Première Division.

Dans une poule « C » comportant Bègles, Saint-Claude, Mont de Marsan, Beaumont de Lomagne, le petit Poucet réalise une superbe entame en ne perdant que 18-13 face au grand Agen de l’époque et se maintiendra grâce à une victoire en terre lotoise face à Cahors.

 

78-79, neuf ans après, le CAS décochera de nouveau son ticket pour l’accession en Groupe B. Sous la houlette de Delpeyrat, Arnoul et Fresquet Sarlat élimine tout d’abord en 32ième Valence d’Agen lors d’une rencontre particulièrement musclée. Daniel Bayle ( dit »Baylou ») sera cette année sélectionné en Equipe de France Juniors au poste de numéro « 9 ». Sarlat, au tour suivant, dispose d’Orléans ( 26-15) puis pour la montée à Montluçon s’impose 18-12 face à Genlis. La belle aventure s’arrêtera en quart de finale perdu 9-6 face à Montélimar qui glanera cette saison là le « Bouclier ».

Cette année 1979, verra se dérouler à Madrazès devant 5000 personnes une rencontre qui opposa une sélection régionale à l’équipe de France auteur du Grand Chelem piloté par le « Petit Caporal » Jacques Fouroux. Ce jour là, en présence du Président de la FFR Albert Ferrasse, sont officiellement créés les Barbarians français.

 

2018-2019, Sarlat décroche in-extremis, après un match retour époustouflant à Bazas, une qualification en huitième de finale qui permet aux bleus et noirs de retrouver la Fédérale 2 dans laquelle ils évoluent encore aujourd’hui…